Accueil
216 visite(s)
  
Actualité
Communiqué / Annonce
Culture
Economie
Entre nous madame
International
Justice
La lanterne
Le Brûlot
Médias
Opinion
Politique
Pour votre santé
Société
Sport


" le CNDD et son président restent dans chronogramme " dixit Capitaine Dadis
Lire la suite

Sites intéressants
Journal Le Diplomate
Aminata.com
BARKERE
Guinee Actu
Guinéenews
Info Guinee
K@Net
kibarou
Le Jour
Podium Magazine
Radio Kankan
TamTamGuinée
Publié le 17, Jun à 6h40   Modifié le 17, Jun à 6h43  
 
 
Les magistrats et robins élargis aux autres professions judiciaires suspendent leur mot d’ordre de grève.
 

Après avoir obtenu satisfaction de l’essentiel de leurs revendications dont la suppression du Secrétariat d’Etat à la présidence chargé des conflits, les magistrats et robins élargis aux autres professions judiciaires suspendent leur mot d’ordre de grève. C’était au cours d’une assemblée générale tenue, le 12 juin, dans la salle des audiences de la Cour d’Appel de Conakry.



Depuis le lundi 15 juin, les Magistrats élargis aux Avocats, Notaires, Huissiers, Commissaires Priseurs et autres Greffiers ont repris le chemin de leurs bureaux. Cette décision a été prise suite à l’assemblée générale du 12 juin, tenue à la Cour d’Appel de Conakry. Où les gardiens de nos lois ont unanimement décidé de reprendre leurs activités à partir de ce 15 juin. Ce au terme d’un bras de fer qu’ils avaient engagé pour affronter le pouvoir. D’abord dans un mémo comportant huit (8) points, daté du 13 mai, dans lequel ils réclamaient entre autres, la suppression du Secrétariat d’Etat à la présidence chargé des conflits et toutes les brigades parallèles d’interpellation.



Au cours de leur première rencontre avec le chef de l’Etat au camp Alpha Yaya Diallo, ils avaient obtenu des promesses du président Dadis. Croyant ainsi que l’essentiel était déjà acquis les robins et leurs camarades vont surseoir à leur menace de boycott. Qui devait interdire aux cours et tribunaux du pays d’exercer toute activité. Mais malgré les promesses du premier magistrat les choses vont traîner. Aucune mesure ne sera prise durant la période de mai par le pouvoir pour satisfaire cette revendication. Et le CNDD aura le mauvais réflexe de programmer en cette période de crise judiciaire le procès des narcotrafiquants. Prévu pour le 4 juin, le procès n’aura pas lieu. Car n’ayant pas encore obtenu satisfaction de leurs revendications, les robins décident de boycotter ces assises.



La famille judiciaire sera convoquée le 8 juin au Palais par le président du CNDD. Où, en colère, le capitaine Dadis ne lui fera aucun cadeau en menaçant de radier certains magistrats considérés comme étant les cerveaux du mouvement de grève. Cette menace du président va durcir le mouvement de nos hommes de loi. Qui, dès le lendemain 9 juin ont décidé de reconduire leur mouvement. Cette situation avait fini par paralyser l’appareil judiciaire du pays.



Et se voyant la corde au cou, le capitaine Dadis a fini par céder à la pression des grévistes. Pour mettre donc fin au bras de fer qui l’oppose à la justice, Dadis a accepté de supprimer le fameux Secrétariat d’Etat à la présidence chargé des conflits et ses brigades d’interpellation. Mais aussi d’interdire à l’armée toute ingérence dans les affaires judiciaires et de revenir sur la décision de mettre en retraite anticipée certains magistrats.



Au regard de ces premières mesures, la famille judiciaire a décidé de reprendre ses activités. « Ce que nous avons obtenu personne ne l’avait obtenu auparavant. Nous pouvons donc suspendre la cessation de nos activités et continuer les négociations », déclare Kelefa Sall, président de l’Association des Magistrats de Guinée lors de l’assemblée générale du 12 juin. Mais qu’à cela ne tienne, M Sall exhorte le pouvoir de redoubler d’effort pour aussi améliorer le salaire des magistrats qui ne ferait même pas 10% de nos recettes douanières.



Selon donc lui, le pouvoir doit aussi accélérer la signature du décret portant application du Statut de la magistrature dans son volet relatif à la rémunération des magistrats et l’adoption du Statut des Huissiers ainsi que l’arrêté portant révision de leurs tarifs et émoluments. Quant au Statut des Greffiers, il relèverait de la compétence du ministre de la Justice.



Pour Me Traoré, de l’Ordre des avocats, au-delà de cette victoire, il y a lieu désormais de faire du sérieux dans le travail. Il faut, dira-t-il, qu’il y ait une prise de conscience au niveau des professions judiciaires. Car, même si on a obtenu la suppression du Secrétariat d’Etat aux conflits, il faut reconnaître que ceux qui étaient partis huer les avocats au Camp, tous n’étaient pas des manipulés, affirme-t-il.



« Quand un magistrat rend un jugement ostentatoire pour mener une vie de pacha, cela terni notre image », fera remarquer l’avocat. Selon lui, le procès des narcos qui doit s’ouvrir dans les prochains jours est une occasion offerte à l’appareil judiciaire guinéen de redorer son blason. Le Bâtonnier, lui, en prenant la parole mettra un accent particulier sur la mesure prise par le capitaine Tiégboro qui incite les populations à brûler tout voleur qui sera pris en flagrant délit. Pour Me Mohamed Sampil, il ne faut laisser personne violer la loi.



« Tout le monde doit pouvoir se soumettre à la loi, même l’Etat », précise le Bâtonnier. Abondant dans le même sens que Me Traoré, le magistrat Eric Thiam dira que l’appareil judiciaire doit adopter un nouveau comportement pour retrouver la confiance du peuple.



Il faudrait que chaque profession de son côté joue pleinement son rôle dans le cadre de l’efficacité et de l’excellence. Pour relever ce défi, nos professions judiciaires décident désormais d’ignorer leurs différents et de se donner les mains pour agir ensemble face aux problèmes. Pour le reste des points de revendication non encore satisfaits, une commission de négociation composée des représentants de toutes les professions judiciaires a été mise en place. Afin de discuter avec les membres du gouvernement désignés par le président de la République.


Samory Keita
Conakry

A Lire aussi dans la même catégorie
Drogue : Tiégboro donne un avant-goût du procès des présumés narcotrafiquants
Cour suprême : Yves Aboly remplace Amadou Sylla
Cour suprême : Amadou Sylla remplace Me Lamine Sidimé !
Cour d’assises : Des peines, comme s’il en pleuvait
Cour d’assises de Conakry : Les détenus à la « diète»
Evénements de janvier et février 2007 : Jours tranquilles pour les criminels ?

Oops! Pas d'articles...





© Groupe de Presse L'Indépendant-Le Démocrate. Tous droits reservés.

accueil  contactez nous  Mention légale

Design de K@Net Communications