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Lansana Kouyaté vient de recevoir un cinglant désaveu de la part de ses collègues du Bloc des forces patriotiques (BFP) qui adhèrent désormais tous au chronogramme des forces vives.
La semaine dernière, les forces vives ont convié tous les partis à une réunion au siège du Front uni pour la démocratie et le changement (FUDEC) sis à Taouyah. Les plus concernés par cette réunion étaient les partis politiques présents au palais du peuple le 23 juin dernier, lors de la rencontre manquée entre les forces vives et le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara.
Ce sont entre autres le PEDN, le PTS, le PR, le PDG-RDA, le PRPARG. On se souvient qu’au sortir de cette rencontre du palais, ces partis avaient décidé de créer le Bloc des forces patriotiques. Ce qui était perçu par les forces vives comme une dissidence. Elles n’ont d’ailleurs pas hésité de faire des déclarations pour critiquer cet état de fait.
On pouvait donc d’ores et déjà lire deux tendances par rapport au chronogramme. Les forces vives qui l’ont élaboré maintenaient leur position alors que le fameux Bloc composé surtout de nouveaux partis dont le PEDN de Lansana Kouyaté considéré comme le chef de file et qui était favorable à la tenue des élections en 2010.
La rencontre de la semaine dernière a permis aux partis de taire leurs divergences pour voir ensemble l’avenir en face. Ou du moins, les partis qui formaient le Bloc ont fini par tourner l’aiguille de leur montre dans le même sens que celle des forces vives en adhérant au chronogramme qu’elles ont élaboré. A l’exception du PEDN présidé par l’ancien Premier ministre de consensus qui reste figé à sa position de 2010. « Nous au PEDN, nous restons catégoriques derrière notre position. Nous sommes pour les élections en 2010 », a déclaré le secrétaire général du parti, M. Diawara lors de ladite rencontre.
L’adhésion de ces partis au chronogramme de 2009 est interprétée par les observateurs comme un désaveu à Lansana Kouyaté qui croyait avoir un groupe de partis à sa solde. Mais c’était pour lui, mal connaître le marigot politique guinéen dans lequel il s’est plongé, sans se faire une idée de sa profondeur. Cette nouvelle donne prouve largement que le président du PEDN qui s’est démarqué des forces vives, a été lâché par ses collègues du Bloc des forces patriotiques.
A l’allure où vont les choses, les forces vives savent plus que quiconque, qu’en raison du manque de volonté politique affiché par les autorités, il est peu probable que les élections se tiennent cette année. Elles pensent néanmoins que mieux vaut mettre la pression que de laisser la junte au pouvoir évoluer à sa guise.
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