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Cette cérémonie qui était placée sous l’autorité conjointe des ministres Secrétaire permanent du CNDD, le Commandant Moussa Kéita et de l’Environnement et du développement durable, Elhadj Papa koly Kourouma, a connu la présence très remarquée des cadres du département de l’Environnement, des autorités locales de la région de N’Zérékoré, ainsi que des citoyens de la CRD de Samoé et environs.
C’est la sous-préfecture de Samoé, située à une dizaine de kilomètres de N’Zérékoré-centre, laquelle se trouve à environ 1000 Km de la capitale Conakry, qui a été choisie par le ministère de l’Environnement pour accueillir la cérémonie de lancement du mois de la forêt guinéenne, version 2009. Placée sous le thème « Rendons vert notre environnement », cette cinquième édition du mois de la forêt guinéenne a été ponctuée par divers discours et actions concrètes en faveur de notre écosystème de plus en plus en proie à l’agression de l’activité anthropique.
Selon le ministre en charge de l’Environnement, c’est en 2004 que le gouvernement a institué le mois de juillet de chaque année comme celui de la forêt guinéenne. En vue, dit-il, d’inverser à travers des actions pratiques, la tendance de dégradation de nos ressources naturelles. La célébration de ce mois est également une opportunité pour le département de l’Environnement de dresser un constat sur l’état de notre écosystème. Ainsi, pour ces dernières années, le ministre Papa Koly, dresse un tableau des plus critiques sur la dégradation de l’environnement.
« Le profil environnemental de notre pays se caractérise ces dernières années par un processus accéléré de déforestation, d’érosion, de dégradation des sols, de pollution et d’assèchement des cours d’eau, de perte de la biodiversité… », révéle-t-il. Comme phénomènes responsables de cette situation d’atteinte à l’équilibre de notre environnement, le ministre a accusé certaines techniques et méthodes inappropriées appliquées dans les domaines de l’agriculture, de l’exploitation forestière et minière, de l’élevage, de la construction routière, d’établissements humains…
C’est pourquoi, face à ce processus accéléré très préoccupant de la destruction de l’écologie, le ministre de l’Environnement a invité à plus d’efforts en faveur de l’arbre et de la forêt pour un environnement vert et sain. Car, soutient-il, la forêt et l’arbre possèdent une importante utilité dans la vie, notamment dans la fourniture d’aliments pour l’homme et le bétail. Ils servent de matériaux de construction, de médicaments, de matières pour l’artisanat et l’industrie, de l’énergie pour les ménages.
La protection des sols, la régulation du régime des cours d’eau, des températures, la purification de l’air, ont été citées par le ministre comme d’autres fonctions essentielles de l’arbre et de la forêt. En outre, Papa Koly a fait remarquer, qu’ils assurent un rôle fondamental dans la séquestration du carbone qui joue une fonction cruciale dans l’équilibre et l’atténuation des gaz à effet de serre. De son côté et toujours abondant dans le même ordre d’idées, la directrice nationale des faunes et forêts, citant les conclusions d’une étude prospective de la FAO datant de 2005, a rappelé que le taux de recul des forêts au niveau de la sous région est estimé à 36 mille hectares par an.
Devant ce ravage causé au patrimoine forestier, Mme Christine Sagno a tiré la sonnette d’alarme sur les éventuelles conséquences si des mesures urgentes ne sont prises pour inverser les tendances actuelles. C’est pourquoi elle mettra l’accent sur la mise en œuvre d’actions concrètes visant à faire des aménagements forestiers notamment par la lutte contre les feux de brousse, les boisements et reboisements, la création des forêts communautaires et privées, la restauration des carrières d’exploitation minière et le renforcement des capacités des cadres.
Présidée par le ministre Secrétaire permanent du CNDD, la cérémonie proprement dite de lancement du mois de la forêt a été, par ailleurs, marquée, après la partie des allocutions, par la mise en terre symbolique de 10 mille plants d’arbres essentiellement composés de tek. Cette essence végétale qui couvre une superficie de 5,8 hectares constituera le socle de la forêt communautaire de la CRD de Samoé dont le nom porte dorénavant celui du Président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara.
S’agissant du choix des lieux pour abriter la forêt communautaire, le père Apollinaire Cécé Kolié, Curé de la paroisse de Samoé explique que le choix de ce site remonte depuis l’époque coloniale où il était exigé à chaque localité de disposer de sa forêt communautaire. Selon le Curé, c’est à cette période que ledit lieu sera choisi par les habitants pour réaliser des plantations de caféiers et de kolatiers. C’est pour ainsi restituer un pan de cette histoire coloniale de notre localité que les mêmes endroits ont été retenus pour la réalisation de la forêt communautaire de Samoé désormais baptisée du nom du chef de l’Etat, a indiqué le religieux.
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