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Les résultats du baccalauréat unique, session 2008, ont été rendus publics le dimanche dernier sur toute l’étendue du territoire national. Cet examen a enregistré cette année un taux d’admission de 33 % à l’échelle nationale, contre 20 % en 2007. Ces résultats reflètent-ils le niveau intrinsèque des candidats ? C’est la pertinente question que tout observateur attentif serait tenté de se poser.
Parmi les mesures prises par les autorités de l’Education au lendemain des douloureux événements de janvier et février 2007, l’on peut citer entre autres l’instauration du baccalauréat unique comme mode d’évaluation à la fin des études secondaires. Une mesure qui, l’on s’en souvient, avait été favorablement accueillie par les élèves, les enseignants et les parents d’élèves. Les années précédentes, on le sait, l’organisation du baccalauréat donnait souvent lieu à des comportements qui frisent vraiment l’incivisme et le sabotage. Avant, pendant et après le déroulement de cet examen national, nombreux sont les parents d’élèves, les directeurs d’école et les responsables de l’Education qui ne s’encombraient plus de scrupules pour enfiler les habits de fraudeurs, de magouilleurs et d’affairistes, au grand dam de tous ceux qui n’ont jamais cessé de se battre sincèrement pour redorer le blason de l’Ecole guinéenne.
De l’avis de tous les observateurs attentifs et objectifs, les examens nationaux, session 2007, ont été organisés dans des conditions relativement satisfaisantes sur toute l’étendue du territoire national. Et comme il fallait s’y attendre logiquement, les résultats issus desdits examens (examen d’entrée en 7ème année, brevet d’études du premier cycle, baccalauréat unique, examen de sortie des Ecoles nationales techniques et professionnelles) ont reflété, dans une large mesure, le niveau intrinsèque des candidats. Au baccalauréat unique, le taux d’admission a été de 20 %.
Pour la session de 2008, beaucoup ont pensé, naïvement peut-être, que le cap du ‘’changement’’ serait maintenu pour le plus grand bien de la nation guinéenne. Malheureusement, pour des raisons inavouables, des individus malintentionnés ont tout mis en œuvre pour faire de la session 2008 le plus grand scandale que le système éducatif guinéen ait jamais connu. Des cas de fraude ont été signalés pendant le déroulement des épreuves du baccalauréat unique. Mais curieusement, rien ou presque n’a été entrepris concrètement pour mettre au pas leurs auteurs indélicats. Au BEPC, l’on a failli assister au ‘’scandale du siècle’’, avec une fuite exceptionnelle de sujets. Dans les marchés, à bord des véhicules de transport en commun, sur les terrains de football, il n’était pas rare de voir des sujets se vendre littéralement comme des légumes ou de petits pains.
Vu l’ampleur de la fraude, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Education civique, Dr Ousmane Souaré, a dû prendre immédiatement ses responsabilités en suspendant et en faisant reprendre les épreuves du BEPC sur toute l’étendue du territoire national. Une plainte a été ensuite déposée à la DPJ pour faire toute la lumière sur cette affaire qui, à vrai dire, est loin d’honorer le pays. Le dimanche 31 août, les résultats du baccalauréat unique ont été rendus publics sur toute l’étendue du territoire national. Par rapport aux résultats de 2007, l’on peut dire que ceux de 2008 sont acceptables. Cette année, le taux de réussite au baccalauréat a été de 33 % contre 20 % en 2007. Ce qui, automatiquement, ouvre aux admis, les portes des institutions d’enseignement supérieur du pays. Ceux qui n’ont eu cette fois-ci la chance de se retrouver dans le cercle des admis tenteront leurs chances pendant la session de 2009.
Espérons toutefois que les autorités en charge de l’Education sauront prendre toutes les dispositions utiles en vue de combattre efficacement la fraude pendant le déroulement des différents examens nationaux.
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